Ligue des champions: Monaco tient tête à la Juve et se qualifie pour les barrages
Monaco s'est qualifié pour les barrages de la Ligue des champions grâce au nul arraché de haute lutte contre la Juventus Turin (0-0) mercredi, s'offrant un rayon de soleil dans une période de crise sportive.
L'ASM, qui végète à la 10e place de Ligue 1, affrontera en février le Paris SG ou Newcastle pour une place en 8es de finale face au FC Barcelone ou Chelsea. Le tirage au sort aura lieu vendredi.
Ce programme égaye la perspective des Monégasques, qui vivent des moments très difficiles en championnat. Depuis l'arrivée de l'entraîneur Sébastien Pocognoli en octobre, plus rien ne semble aller correctement. Pourtant, ce dernier est toujours resté droit dans la tempête.
Face à une Juve en grande forme, dans un match à quitte ou double, Denis Zakaria et ses partenaires ont montré cependant qu'ils n'avaient pas lâché leur coach. Monaco a été solide et a mérité sa qualification.
Si Monaco n'a pas marqué, l'équipe de la Principauté a dominé son adversaire dans les grandes largeurs. Même si ses supporters, qui continuent de demander la démission du directeur général Thiago Scuro, ne l'ont encouragé qu'après la mi-temps, elle a fait preuve de beaucoup d'abnégation et de concentration défensive pour assurer au moins le nul.
Les Monégasques auraient même dû obtenir un pénalty pour une faute de Juan Cabral sur Mamadou Coulibay (53e). Mais ni l'arbitre espagnol José María Sánchez, ni l'assistance vidéo à l'arbitrage n'ont jugé bon de visionner l'action.
Qu'à cela ne tienne, Monaco est qualifié. Et l'épée de Damoclès disposée au-dessus de Pocognoli, s'est évaporée, avec grand soulagement.
-PSG ou Newcastle en barrages-
Contre la Juvents, pour la première fois depuis onze matches et la défaite à Rennes (1-4), le 22 novembre dernier, Pocognoli a décidé de retrouver son système de jeu préférentiel, avec trois défenseur centraux.
Afin d'accompagner Jordan Teze au poste de défenseur central droit, et Thilo Kehrer, central gauche, il a décidé, pour le début de rencontre, de faire descendre son capitaine Zakaria d'un cran.
Ce 5-4-1 a plutôt bien convenu aux Monégasques dont le début de match a été réussi. Malheureusement pour eux, le Rouge et Blanc ont encore manqué de finesse devant le but.
D'abord, sur la première pression sur le gardien adverse, Mattia Perin, habituelle doublure de Michele Di Gregorio, ce dernier a relancé directement sur Maghnès Akliouche. Mais la reprise sans contrôle de l'international français a été complétement dévissée (1e).
Ensuite, le jeu de corps de Folarin Balogun dans un duel avec Pierre Kalulu a été trop brutal selon l'arbitre. Et le but de l'attaquant américain a été annulé (14e).
Jusqu'à la pause, la Juve n'a pas inquiété Philipp Köhn, même sur la frappe trop croisée de Loïs Openda (40e). Ce sont même deux belles tentatives de Vanderson, que Perin a dû repousser péniblement (31e et 38e).
Luciano Spalletti a alors remplacé, à la mi-temps, deux joueurs offensifs (Miretti et Conceiçao) par deux autres, Kenan Ildiz et Vasilije Adzic. L'ex-Lillois Edon Zhegrova a également été incorporé (78e), puis Jonathan David (83e), autre ancien Lillois.
Rien n'y a fait. Mais Monaco, très concentré et combatif a toujours gardé le cap. Et s'est offert un ballon d'oxygène, avant de retrouver la Ligue 1, et ses soucis, samedi contre Rennes...
N.Becker--VZ