Ligue 1: à Lens, petite alerte dans la défense
Clé de nombreux succès cette saison, la défense lensoise est moins souveraine ces dernières semaines, pénalisée par plusieurs absences, et doit se retrouver dès vendredi (20h45) contre Angers en ouverture de la 27e journée de Ligue 1.
"On concède beaucoup de buts ces derniers temps. Ça part des attaquants jusqu'à la défense, tout le monde. Il va falloir améliorer ça." Le constat de Florian Thauvin au sortir de la défaite frustrante à Lorient (2-1) samedi dernier était limpide: des fêlures apparaissent au sein de l'arrière-garde des Sang et Or.
Après n'avoir concédé que sept buts en douze matches de novembre à janvier toutes compétitions confondues, le club du bassin minier en a encaissé onze durant les huit rencontres qu'il a disputées depuis début février.
En conséquence, le club artésien (23 buts encaissés) ne possède plus la meilleure défense du championnat, désormais devancé par son rival parisien (22 buts), qui a un match de plus à jouer.
La réception d'Angers offre au Racing (56 points) une nouvelle occasion de prendre provisoirement la tête de la Ligue 1, en attendant le déplacement du Paris Saint-Germain (57 pts) à Nice samedi soir (21h00). À condition de resserrer la vis en défense.
Mais ce n'est pas le déroulé du match à Lorient qui inquiète Pierre Sage: "(Les Lorientais) ont fait preuve d'une efficacité hors normes, bravo à eux, souligne-t-il (...) On a eu un système défensif qui les a empêchés de venir dans notre surface à de nombreuses reprises, pas suffisamment. Le fait qu'on ait eu beaucoup le ballon dans ce match était le meilleur moyen de défendre."
- Performances individuelles en baisse -
"Le meilleur moyen de défendre est de continuer à attaquer", résume-t-il, tout en admettant que son équipe "a encaissé beaucoup plus de buts sur la série de matches". "On est aussi conscients qu'il va falloir régler cette situation pour reprendre notre marche en avant et continuer à maintenir notre ambition dans les deux compétitions", assure le Jurassien, les yeux aussi tournés vers la Coupe de France.
Comment expliquer cette fébrilité nouvelle ? Les blessures des tauliers Jonathan Gradit, Samson Baidoo et Ruben Aguilar, ainsi que du prometteur Kyllian Antonio, fragilisent forcément les joueurs de Pierre Sage.
Pour compenser, l'ancien entraîneur de l'Olympique lyonnais a fait monter Nidal Celik (19 ans) de l'équipe réserve et replacé Ismaëlo Ganiou dans l'axe de sa défense à trois.
Mais le premier ne présente pas la même assurance que ses partenaires, et le second a offert un but à Strasbourg (1-1) fin février.
Il y aussi eu la défaillance individuelle de Robin Risser face à Monaco (défaite 3-2), marquant une "période un peu moins bonne pour lui par rapport à la saison qu'il a faite et notamment au début de saison où il a été vraiment exceptionnel", selon Sage, qui défend son jeune gardien (21 ans).
C'est au printemps que les saisons des bonnes équipes se décident, au moment où la pression s'accentue, où les coupes nationales et européennes rendent leur verdict. Lens n'échappe pas à cette règle tacite, et doit célébrer l'équinoxe vendredi par un succès, avant un début de mois d'avril décisif, où il enchaînera le derby du Nord à Lille le 4 avril puis la réception du Paris SG une semaine plus tard.
T.Ludwig--VZ