Ligue des champions: le PSG assure et rassure face à Bratislava
Ronronnant sur la scène nationale, le Paris SG s'est mis au diapason de la Ligue des champions, qu'il domine depuis deux saisons, en écrasant le Slovan Bratislava (6-1) lors de son entrée en lice mercredi au Parc des princes.
Peut-être fallait-il que les Parisiens entendent de nouveau l'hymne de la Ligue des champions, embrassent ses étoiles, pour qu'ils retrouvent la supériorité implacable qui les caractérise depuis deux saisons en Europe.
Prévisible avant la rencontre, l'écart de niveau entre le double champion d'Europe et le Slovan Bratislava s'est confirmé dès les premiers instants du match et impose de la retenue quant à la performance parisienne. Mais le PSG avait bien besoin de ce succès pour se rassurer après quatre matchs sans succès en France - défaites à Lens (1-0) lors du Trophée des champions, et contre Monaco (2-1) en Ligue 1, entrecoupées de deux matchs nuls à Rennes puis Lille (2-2).
Paris débute donc sa longue quête de triplé, qui doit l'emmener jusqu'au stade Metropolitano de Madrid le 5 juin prochain, par un large succès à la hauteur du statut qu'il a acquis.
Et ce avec deux acteurs majeurs: le Ballon d'or en titre, Ousmane Dembélé, auteur d'un doublé et de deux passes décisives, et l'un des derniers arrivants, Ferran Torres, qui a marqué un triplé.
- Dembélé insaisisable, Torres indéfendable -
Ousmane Dembélé avait la charge d'emmener une équipe remaniée au coup d'envoi, avec notamment le jeune Dro Fernandez (18 ans) au milieu de terrain et Illia Zabarnyi en défense centrale. Il n'a pas failli.
Après un quart d'heure déjà dominé par les siens, le N.10 a ouvert le score en reprenant le ballon après une demi-volée surpuissante de Nuno Mendes repoussée par un poteau (17e). Des chants "et Ousmane, Ballon d'or" n'ont pas tardé à descendre des tribunes du Parc des princes, alors qu'il se lançait dans une percée vers le but slovaque.
Encore opportuniste, l'international français (67 sélections) a doublé le score de la tête en reprenant, cette fois, une frappe contrée de Dro Fernandez, très actif offensivement pour son premier match en tant que titulaire dans la compétition.
Le N.10 parisien s'est ensuite mué en passeur deux fois pour Ferran Torres, qui a fait étalage de toute sa panoplie de requin des surfaces, comme son surnom "el tiburon" le laisse penser: déviation du pied en coupant un centre au premier poteau (3-0, 31e), frappe enroulée juste devant la surface (4-0, 47e) puis reprise du tibia, au bon endroit au bon moment, après un corner (5-0, 57e).
- Retour réussi de Mendes -
Fabian Ruiz, l'un des candidats parisiens au prochain Ballon d'or au vu de son importance dans la conquête de la dernière Ligue des champions et de la Coupe du monde avec l'Espagne, s'est joint à la fête (6-1, 88e).
Seul bémol, Paris a, comme trop souvent cette saison, concédé un but - l'œuvre du soliste Suleiman Camara (5-1, 59e), qui s'est joué d'Illia Zabarnyi à cette occasion. Le défenseur ukrainien n'aura sans doute pas marqué de points dans le duel qui l'oppose à Marquinhos, laissé au repos, et Willian Pacho.
Au contraire, le retour de Nuno Mendes, suspendu lors des trois dernier matchs en championnat, a fait beaucoup de bien à l'attaque parisienne, de plus en plus fluide, rapide et précise. Le festival du soir, conclu par un score de tennis, aura permis aux forces offensives parisiennes de faire le plein de confiance avant un déplacement à Brest ce week-end qui doit permettre au club de la capitale de confirmer sa montée en puissance.
E.Abel--VZ